Ostéopathie et accident de voiture


Que se passe-t-il lors d’un accident ?

Le conducteur et les passagers sont maintenus par leur ceinture de sécurité qui croise le thorax au niveau du sternum et fixe les deux os latéraux du bassin sur le siège. Lors du choc, des pressions vont s’exercer sur ces zones (« syndrome de la ceinture de sécurité »). La tête part violemment en avant, entraînant dans son mouvement toute la colonne vertébrale et le sacrum (os du milieu du bassin). Le corps est ainsi soumis à une importante force d’inertie qui dépasse ses capacités d’absorption, provoquant symptômes et douleurs (parfois à retardement).

Névralgies, sciatiques, lombalgies, maux de tête, insomnies… sont peut être les séquelles tardives d’un ancien accident de voiture. Même si aucune lésion n’est visible aux examens radiologiques, même si le “coup du lapin” a été modéré, l’onde de choc reste "inscrite" dans le corps et occasionne troubles et douleurs.


Crâne et bassin sont liés anatomiquement

La dure-mère, membrane méningée qui tapisse la boîte crânienne, se prolonge comme un tube dans la colonne vertébrale et s’attache solidement sur le sacrum tout en bas.

C’est à cause de ce rapport anatomique particulier qu’un choc sur le sacrum peut entraîner des problèmes crâniens à distance. De même un choc sur la tête peut provoquer des douleurs lombaires. Ce lien dure-mérien est spécifiquement travaillé par l’ostéopathe.


Quand consulter ?

  • Après tout type d’accident.
  • Même en l’absence de signes radiologiques “objectifs”, la peur, l’émotion ont pu suffire à bloquer la respiration, gêner le fonctionnement du diaphragme thoracique et entraîner des compensations douloureuses.
  • Dans tous les cas où il y a eu traumatisme crânien avec ou sans perte de connaissance (après consultation en service spécialisé).
  • Dans les cas de douleurs vertébrales, cervicales, dorsales ou lombaires.
  • En cas de troubles de la vue, de l’audition, de l’olfaction, insomnies, vertiges.

Et dans tous les cas où la pression de la ceinture ou du volant a pu provoquer :

  • des gênes et des douleurs respiratoires (la personne ne peut plus respirer " à fond ")
  • des sensations d’angoisse, d’oppression.
  • des douleurs au niveau du sternum.
  • une fatigabilité, une baisse de « tonus » ou un état dépressif.
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